Comment créer son entreprise en étant salarié ?

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Vous avez envie de créer votre propre entreprise mais le statut d’indépendant ne vous rassure pas. La solution peut être de se lancer en tant que salarié, avec toutes les sécurités que cela implique. Voici les possibilités !

Devenir indépendant à titre complémentaire

Rester salarié vous permet d’expérimenter votre idée après vos heures grâce au statut d’indépendant complémentaire.

Impossible de parler d’entrepreneur salarié sans mentionner le statut d’indépendant à titre complémentaire.

Qui peut devenir indépendant à titre complémentaire ?

  • Un salarié qui preste au moins un mi-temps,
  • un professeur qui enseigne au moins 6/10 d’horaire plein,
  • un fonctionnaire qui preste au moins 200 jours par an,
  • un étudiant entrepreneur,

peuvent prétendre à ce statut, et exercer ainsi une activité d’indépendant parallèlement à une activité principale.

Les formalités pour l’assujettissement sont les mêmes que pour l’indépendant à titre principal, mais les droits sociaux restent ceux acquis par l’activité principale et salariée.

Aucune cotisation sociale ne sera réclamée si  la partie complémentaire ne représente pas plus de 1.531,99 € de revenus annuels bruts. Au-delà, les cotisations sont proportionnelles au montant des revenus et identiques à celui de l’indépendant  à titre principal. Les 3 premières années d’activité l’indépendant complémentaire ne devra payer que le Forfait de 81,69 €.

Outre le revenu qu’elle génère, l’activité à titre complémentaire permet de tester un projet d’entreprise en conservant un salaire fixe. Tous les frais liés de près ou de loin à cette activité sont déductibles, ce qui permet de minimiser le montant des charges sociales et de l’impôt. Par contre, ce statut n’ouvre aucun droit social, malgré un système de taxation relativement lourd. Il va sans dire que la combinaison de deux activités professionnelles peut s’avérer difficile

Une coopérative d’emploi

La coopérative d’emploi regroupe des entrepreneurs qui possèdent par ailleurs leur propre activité. Ces derniers travaillent en « résidence >> au sein de cette coopérative, dont ils deviennent associés et salariés. En pratique, les coopérateurs bénéficient des avantages des indépendants en termes d’autonomie et de ceux offerts par le statut de salarié (ONSS, pension, congés…). Chaque entrepreneur est le gérant de sa propre business unit. Et c’est son propre chiffre d’affaires qui est reconverti en salaire, par le biais de la coopérative. Au départ, il percevra un salaire conforme à sa commission paritaire. Il pourra ensuite décider de s’augmenter si son chiffre d’affaire le lui permet.

La coopératives s’occupe de tous les aspects liés à la gestion !

Ceux qui n’ont aucune envie de se lancer en tant qu’indépendant à cause de la gestion et la paperasse peuvent lancer leur activité via une coopérative d’emploi.

Ce système coopératif et novateur permet de sortir de l’isolement, l’apanage d’énormément d’indépendants, de participer à une dynamique solidaire et de bénéficier d’un réseau très varié.

L’aspect coopératif est important, chaque entrepreneur verse environ 10% de son chiffre d’affaires à la coopérative, pour contribuer à la gestion financière et sociale de l’ensemble, ainsi qu’à certains frais obligatoires. Il doit également participer à l’élaboration d’un fonds « social, destiné à couvrir par exemple le licenciement d’un coopérateur, et d’un fonds solidaire, qui couvre le risque général de la coopérative. Chaque entrepreneur doit se constituer un fonds de roulement destiné à financer son cycle d’exploitation.

Les entrepreneurs peuvent exercer leur activité au sein de la coopérative d’emploi autant de temps qu’ils le souhaitent. De plus, les entrepreneurs de la coopérative ne sont pas demandeurs d’emploi. Au contraire, ils doivent déjà maîtriser un métier et faire preuve d’un carnet de commandes relativement fourni pour pouvoir devenir coopérateurs. Enfin, les entrepreneurs en résidence deviennent tous, au même titre, les administrateurs de la coopérative et doivent ensemble la cogérer. Il n’y a pas  de CEO !

Couveuses d’entreprises

Futurs starters, testez sans risque votre projet !

couveuses entreprisesL’appellation ‘couveuse d’entreprises’ est assez explicite: Il s’agit ici de couver une entreprise  en  gestation, avant qu’elle  ne devienne autonome. La formule s’adresse aux demandeurs d’emploi porteurs d’un projet commercial. Quand le projet est  sélectionné, l’apprenti entrepreneur pourra tester la faisabilité et la rentabilité de son activité pendant une période de six à douze mois .

La couveuse permet à l’entrepreneur de conserver ses allocations de chômage, tout en démarrant son activité d’indépendant. Un prêt peut lui être octroyé pour les frais de démarrage.

La particularité de la couveuse est qu’elle se substitue à l’entreprise nouvelle : l’entrepreneur utilise le numéro d’entreprise et de TVA de la couveuse, et toutes les factures qu’il émet transitent par l’ASBL. Aucune décision n’est prise sans l’aval des professionnels de la gestion de la couveuse, qui coachent l’entrepreneur couvé. Au terme de la période de gestation, l’entrepreneur a le choix : soit il retrouve son statut antérieur, soit il se lance véritablement comme indépendant.

Une couveuse à caractère plus social, la coopérative d’activités

Les coopératives d’activités ont la même finalité que les couveuses, si ce n’est qu’elles ne s’adressent pas uniquement à des demandeurs d’emploi et que l’adhésion aux valeurs de l’économie sociale y est plus marquée. Elles ont pour but d’amener des personnes moins favorisées à créer de la valeur et de la richesse au travers de leur entreprise, pour qu’elles puissent entrer dans le circuit économique et devenir ainsi des contribuables. Quand on sait qu’une année de chômage coûte 26.000 euros aux pouvoirs publics, cette mission est cruciale !

 

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