Création d'entreprise

Reprendre une entreprise en Belgique plutôt que de partir de zéro

Reprendre, c'est acheter un outil qui tourne déjà : clients, personnel, local, numéro BCE. C'est aussi acheter le passif, les litiges et les habitudes. Le prix d'achat n'est qu'une ligne. Le reste se lit dans les comptes, les contrats et les entretiens avec les salariés.

La Belgique a des réseaux de cédants (chambres, notaires, plateformes). Un accompagnateur (SOWALFIN, expert-comptable, avocat) n'est pas un luxe sur ce type d'opération.

Ce qu'il faut ouvrir avant de signer

Comptes annuels déposés à la BNB, grand livre, TVA, social (DIMONA, secrétariat), litiges, baux, propriété intellectuelle, UBO, assurances. Une « due diligence » courte coûte moins cher qu'une surprise au mois trois.

Décidez si vous achetez les parts (vous prenez la société telle quelle) ou un fonds de commerce (vous piochez actifs et contrats, avec des formalités spécifiques). Les deux se négocient, les deux se paient différemment en droits et en risques.

Le personnel et le cédant

En cas de transfert d'entreprise, les contrats de travail suivent souvent. Budgettez les anciens salaires, l'ancienneté, les avantages. Un cédant qui reste six mois en consultance peut sécuriser les clients, ou bloquer le changement. Cadrez-le par écrit.

Financer la reprise

Banque, vendeur (crédit-vendeur), garantie régionale, parfois un invest. Le plan financier d'une reprise n'est pas celui d'une création : il doit montrer le service de la dette d'acquisition en plus du cycle d'exploitation.

Pour aller plus loin : Créer une entreprise · Financement.