Capital à risque

Le sujet du  » Capital à Risque  » ou  » Venture Capital  » revient régulièrement à la mode que ce soit pour en vanter les mérites ou les vertus, quand les marchés financiers sont optimistes, ou que ce soit pour en stigmatiser les outrances quand ces mêmes marchés sont en pleine déprime.
Le  » Venture Capitaliste  » est un partenaire financier qui prend des participations dans le capital des sociétés de son portefeuille avec pour objectif unique de revendre ces participations avec une plus-value. Celle-ci représente sa rémunération.
L’intervention du venture capitaliste peut se faire à n’importe quel moment de la vie de l’entreprise, depuis la phase de préparation ( seed capital) jusqu’à l’introduction en bourse en passant par les phases de démarrage (start-up capital), de croissance ( growth capital ) et de maturité ( equity financing ).
En matière de création d’entreprises innovantes (au sens large), les interventions d’un venture capitaliste se situeront généralement dans une fourchette de 25.000 Euros à 100.000 Euros pour du seed capital qui peut s’élargir à 250.000 Euros pour une start-up.
Lorsque le démarrage est bien réussi et que les besoins financiers deviennent plus importants (plusieurs venture capitalistes peuvent s’associer) les apports peuvent alors atteindre ou dépasser 1.000.000 Euros.
La connaissance des attentes du Venture Capitaliste est, sans aucun doute, un des éléments déterminant dans la compréhension de ce mode de financement des entreprises.
Dès qu’un investisseur prend la décision de  » participer  » au capital d’une entreprise, il lie son sort ou tout au moins le sort de son investissement, au devenir de cette entreprise. Le niveau du risque est fortement différencié par la nature de l’activité de l’entreprise et de son degré de maturité. Le profil de l’investisseur est lui-même fort différent suivant la nature du risque qu’il est prêt à  » accepter « . Mais quel que soit le projet, l’investisseur en capital prend toujours un risque.
Dès lors les attentes du venture capitaliste, essentiellement liées aux éléments permettant d’évaluer et de contrôler ce risque, s’expriment à trois moments de la vie de son investissement :

Dans la phase d’analyse :

Dans cette phase, l’attente porte sur l’analyse d’un business plan complet et crédible. Ce document doit permettre d’évaluer le projet dans tous ses aspects et en cas de conclusion positive de finaliser la convention d’actionnaires et le budget prévisionnel. Les deux parties doivent avoir une bonne idée de ce qu’elles attendent l’une de l’autre.
Dans la mesure où l’origine du capital varie avec l’évolution de l’entreprise et qu’à chaque phase de la vie de cette entreprise il existe une source spécifique, il est essentiel que les deux parties s’assurent que le projet se trouve bien dans les cibles ou critères d’investissement du venture capitaliste

Durant la vie de l’investissement :

Le venture capitaliste entend pouvoir jouer pleinement son rôle d’actionnaire et de participer de manière directe, par sa présence au Conseil d’Administration, au suivi de la gestion, à l’élaboration des budgets annuels et à la définition de la stratégie.
Dans cette phase, les attentes du venture capitaliste sont souvent perçues comme des contraintes ou des inconvénients alors qu’elles sont des guides positifs à la gestion. Les exigences sont en général :

  • Une totale transparence
  • Une gestion de l’entreprise qui doit être rigoureuse
  • Le respect du plan d’affaire qui est un élément essentiel

En préparation de la sortie :

Dans cette phase , le venture capitaliste attend une totale collaboration des gestionnaires afin de permettre au candidat acquéreur de pouvoir accéder à toutes les informations nécessaires pour pouvoir évaluer l’intérêt du projet d’investissement qu’il envisage de faire.

 

Voir aussi :